L’atmosphère da la pièce était lourde. Des volutes chargées d’encens parcouraient la pièce, serpentant entre les colonnes de la crypte pour arrivé jusqu’à un cercueil dont le gisant semblait sourire figé depuis une éternité. Puis, soudain, la température de la pièce chuta, tandis qu’un vent malsain venu de nulle part balaya la crypte. Les torches s’éteignirent, les cônes d’encens furent balayé tandis que sur un mur couvert de chaînes une tache noire apparut. D’abord minuscule, elle s’étendit sur les pierres de granits jusqu’à devenir une étoile, une étoile à huit branches dont les pointes ressemblaient à des harpons tordus. L’encens resté en suspension dans la pièce se rassembla pour former un être habillé d’une longue tunique et d’un capuchon qui ne laissait entrevoir que la lueur des ses yeux. L’apparition effectua une longue révérence devant le tombeau avant de s’adresser à la tombe ornée de crânes.
-Vous m’avez tirez de l’éther, maître, est ce l’heure ?
Rien ne sembla se produire autour du fantôme quand soudain, la statue qui décorait le sommet du tombeau se releva et son sourire paisible se muta en une affreuse grimace:
-Oui, l’heure est venue, il est l’heure d’apprendre aux mortels le vrai nom de la peur. Et les deux êtres disparurent. Seul restait le tombeau, désormais dénudé de tous ses ornements, où l’on pouvait encore lire le nom du défunt, Malékith.
Les rues d’Altdorf, présentaient toujours un charme indéniable lors des nuits froides et glaciales d’hiver. Karl appréciait énormément ces promenades solitaires dans les hauts de la ville. Ils avaient la réputation d’être tranquille et le jeune homme ne croisait pas souvent des passants exceptés un ou deux prêtres revenants de leurs services dans la grande cathédrale et qui regagnaient précipitamment dans leur dortoir ou bien qui allaient boire à la taverne, en marchant toujours aussi précipitamment mais pour d’autres motifs, bien plus officieux. Karl appréciait énormément de passer par la cathédrale lors de sa ballade puis finir à côté des collèges de magie. La tranquillité de ces instants, n’était rompue que par les flammes intermittentes qui traversaient les meurtrières du sombre collège. C’est pourquoi il fut si surpris d’entendre un cri déchirer le silence de la nuit.
Cela provenait de la cathédrale. Le hurlement résonna à travers les larges arches gothiques du bâtiment. Le promeneur se précipita vers la cathédrale bien que sa partie raisonnable lui ordonnait de courir dans la direction opposée.
Arrivé sur place, il se retrouva face à deux êtres sortis de ses pires cauchemars.
L’un était un individu portait une grande toge à capuchon. Il n’était pas particulièrement effrayant physiquement, mais une aura de terreur émanait de lui. Elle était renforcée par les symboles ésotériques qui ornaient son vêtement et, bien que Karl ne sache les lire, ils donnaient une impression de malveillance pure. L’autre être n’était pas humain, ils suffisait d’un coup d’œil pour le voir. Il était deux fois plus grand que son acolyte, le monstre bipède avait des ailes de cuir de la couleur de la terre du sud. Il avait une tête proéminente dotée de longues mâchoires. Et si ses bras à la longueur et aux muscles disproportionnés ne suffisaient pas à donner la mesure de sa force, la manière dont il avait écrasé l’individu que le jeune homme avait entendu le confirmait rapidement.
Alors que le démon se repaissait de l’âme de sa victime, Karl ne put s’empêcher de pousser un petit cri de terreur. Juste suffisant pour que le sorcier maléfique tourne sa tête encapuchonnée vers lui. D’un ton bref, le renégat lança des injonctions dans une langue ancienne au démon qui interrompit son repas pour fixer Karl de ses yeux jaunes et malsains.
Le jeune homme était pétrifié, jamais quoi que ce soit ne l’avait préparé à affronter de telles horreurs. C’est donc complètement paralysé qu’il vit s’approcher le monstre et sa fin avec.
Soudain, un cri de guerre monta derrière lui et quatre ombres passèrent à côté de lui. Lorsqu’il vit les marteaux que portaient les silhouettes, Karl se dit qu’il avait une chance de survivre. Leurs uniformes rouge passé par dessus leur tabard de mailles ainsi que le symbole de la comète à deux queues lui permit d’identifier immédiatement les prêtres-guerriers comme étant du clergé de Sigmar, le patron de la ville.
Le duo qui avait failli tuer le jeune homme se retourna surpris, et le démon changea rapidement de cible pour s’attaquer aux prêtres-guerriers.
Les prêtres se précipitèrent vers le démon en récitant des litanies pieuses et un chant de combat. La plupart des marteaux de guerres que portait les nouveaux arrivants étaient justement bénis pour affronter de telles horreurs, et bien que le démon se battit en utilisant toutes ses ressources, les prêtres le bannirent de sa dimension et il retourna dans l’éther en hurlant sa haine. Les prêtres avaient baissés leurs gardes et soupiraient de soulagement à la vue du monstre qu’ils avaient tué. Mais ils oubliaient un détail.
-Attentions messires cria Karl en voyant le sorcier maléfique, ses yeux rouge luisants de fureur invoquer des éclairs violets qui vinrent se nicher dans sa main avant qu’il les projette sur les prêtres qui lui tournaient le dos.
L’un de ces des derniers paya son inconscience de sa vie lorsque les éclairs le traversèrent et le réduirent complètement en cendres excepté son marteau, qui resta posé sur le sol luisant de sa lumière bleue. Les autres, remis de leur surprise se précipitèrent sur le sorcier en faisant frénétiquement tournoyer leur marteau au dessus de leur tête. Mais, malgré tous les efforts de ces redoutables prêtres, ils ne parvinrent pas à l’atteindre. Leurs coups rebondissaient sur le sorcier, dévié par sa magie. Le renégat riait comme un dément tandis que ses mains se chargèrent à nouveau de magie. Karl, le cœur battant à tout rompre ramassa avec peine le lourd marteau et se précipita vers le sorcier. Il mit toute sa force dans le coup qu’il porta au dément et ce dernier assaut s’ajoutant aux autres, la protection du sorcier se brisa et il mourut sous les coups et les litanies des prêtres-guerriers. Mais juste avant, il regarda Karl avec une haine redoublée. La puissance de se regard fit vaciller Karl et un des prêtres le rattrapa.
-Merci, mon fils vous nous avez sauvé, est ce que tout va bien ?
Karl releva la tête, mais il n’aurait plus jamais la force de répondre car l’homme qui releva les yeux les avaient rouges, rouges et maléfiques.
Fin

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